À propos d'IMPACT

Le cancer de la prostate est, à l'échelle mondiale, le deuxième cancer masculin le plus fréquemment diagnostiqué (en excluant le cancer de la peau) et il représente, avec plus de 650 000 cas diagnostiqués chaque année, un dixième des nouveaux cas de cancers masculins. C'est une maladie particulièrement répandue dans le monde occidental : elle est diagnostiquée chez presque 20 % des hommes aux États-Unis durant leur vie, et dans l'Union Européenne, environ 200 000 cas sont diagnostiqués tous les ans.

Le cancer de la prostate est un problème de santé publique important et son incidence a tendance à augmenter même en tenant compte de l’augmentation du nombre de cas détectés grâce au dépistage de l'antigène prostatique spécifique (PSA). Il existe une prise de conscience croissante au sein de la communauté scientifique sur la nécessité d’agir dès à présent pour faire diminuer la mortalité liée au cancer de la prostate, et pour réduire le fardeau de cette maladie pour la santé publique.

IMPACT est la première étude qui envisage un approche ciblée du dépistage PSA sur les individus à haut risque ayant été identifiés comme porteurs d’une mutation génétique qui les prédispose à développer la maladie. En collaboration internationale avec plus de 20 pays différents, l'étude vise à déterminer si le dépistage ciblé sur des individus porteurs de mutations dans les gènes BRCA1 et BRCA2 peut conduire à un diagnostic plus précoce du cancer de la prostate, et si cela peut se traduire par de meilleures chances de survie.

De plus amples informations sur les prédispositions héréditaires au cancer de la prostate héréditaires et sur les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 sont disponibles dans cette section.

Depuis son introduction dans le milieu des années 1980, l'antigène prostatique spécifique (PSA) est devenu un élément essentiel pour le dépistage du cancer de la prostate, mais il a suscité beaucoup de polémiques. Une grande partie des hommes ayant été diagnostiqués avec un cancer de la prostate ne développera jamais de symptômes cliniques et leur durée de vie ne sera pas affectée par la maladie. Ainsi, l’un des principaux défis pour les chercheurs consiste à découvrir une technique permettant de distinguer les formes cliniques malignes des formes cliniques bénignes du cancer de la prostate.

La sur-détection des formes latentes de la maladie et le risque consécutif de sur-traitement est un des problèmes majeurs induit par le dépistage de l’antigène prostatique spécifique. Une complication supplémentaire est liée au manque de spécificité du test de dépistage de l'antigène prostatique pour le cancer. Des niveaux d'antigène prostatique spécifique supérieurs à la normale peuvent être atteints chez des hommes présentant une augmentation du volume de la prostate non cancéreuse tels qu'une hyperplasie prostatique bénigne (BPH) ou une prostatite. D’autre part, une faible proportion des cas de cancers de la prostate se développe sans que les niveaux de PSA soient supérieurs à la normale. Pour de plus amples informations, veuillez lire la section dépistage de l'antigène prostatique spécifique.

IMPACT vise également à rechercher d'autres marqueurs du cancer de la prostate susceptibles de remplacer l'antigène prostatique spécifique comme outil de dépistage du cancer de la prostate. Pour obtenir des informations plus précises sur les procédures de l'étude IMPACT, veuillez consulter la section étude IMPACT.


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